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Dust Lane

Vague glacée

17 Janvier 2013 , Rédigé par Nicolas Pandarou Publié dans #post punk, #cold wave

Il y a certains disques dont on ne se lasse pas. On a beau le connaitre par coeur, on a beau l'avoir écouté en boucle des centaines de fois depuis sa sortie, ce disque nous colle à la peau. On essaie d'écouter autre chose, de chercher de nouvelles pépites en trainant sur le net, il n'y a rien à faire, c'est ce disque qui revient invariablement sur le dessus de la pile de CDs. On l'aime ce disque, on connait chacune de ses qualités, chacun de ses défauts, on sait qu'il ne nous abandonnera pas. Lorsqu'on vient de se taper la playlist du Leclerc et qu'on a entendu que c'est l'été viens danser, que la jument de Michao a mangé tout le foin et que je suis raide dingue dingue dingue de toi, il est là pour carresser nos oreilles meurtries, comme un délicieux bain moussant qui ne se déverserait que sur nos organes auditifs. Et même si ce disque est déprimant à souhait, même si Radiohead ressemble à la Compagnie Créole à côté, il nous met du baume au coeur et accroche un sourire à nos lèvres.

Our Love To Admire, des New-Yorkais d'Interpol, fait partie de ces disques. Difficile de dire ce qui rend cet album si addictif : les lignes de basse de Carlos Dengler, la voix caverneuse de Paul Banks, la grâce et la légéreté des claviers omniprésents ? Sans doute un savant mélange de tout cela. Toujours est-il que ce disque sombre et mélancolique, rappellant à certains moments Joy Division, The National ou Blonde Redhead, est une petite pépite du post-punk contemporain, et certainement l'album-clé de l'excellente discographie d'Interpol.

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