Best friends forever ?
Nique sa mère si on passe pas dans leurs radios / On fera le tour, c'est pas grave / Le plus dur c'était de sortir de la cave / Et les gens le savent.
C'est sur ces paroles pleines de poésie, de bon sens et au vocabulaire châtié, écrites par les deux Rimbaud du 9-3 que sont JoeyStarr et Kool Shen, que je commencerai cet article. En effet, comme nous l'apprennent ici nos deux compères, il est difficile pour un jeune groupe de débuter et de percer dans le milieu, ne serait-ce que dans le circuit underground.
Et puis, il arrive, rarement, que certains groupes vivent un conte de fées (même si dans le rock, les fées ressemblent plus souvent à Courtney Love qu'à Clochette - ce qui en fait plutôt des Fées Cabossées, mais je divague). C'est le cas de Palma Violets. Ces jeunes anglais jammaient dans un centre de création londonien lorsqu'ils se font repérer par un producteur de Rough Trade qui les signe immédiatement. Et voilà que, seulement deux chansons plus tard et sans aucun album à leur actif (leur premier disque sort fin février), le groupe se retrouve chouchou de la presse musicale indé, en particulier du NME qui élit "Best Of Friends" chanson de l'année 2012. Il faut dire qu'avec leurs guitares sautillantes, leur énergie débordante et leur fausse candeur, ces petits jeunes nous rappellent les débuts des Arctic Monkeys ou des Libertines, avant que les premiers n'aillent se perdre dans le désert de Josh Homme et que les seconds ne prennent l'expression "Sex, drugs and rock'n'roll" un peu trop à coeur. Il y a donc fort à parier que, à l'instar des Citizens! en 2012, Palma Violets soit LE groupe qui nous fera danser dans les festivals cet été. Le plus dur sera donc de ne pas décevoir. Et les gens le savent.
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