Comme un fauve en hiver
Il suffit des fois de trois fois rien pour passer une bonne journée. Surfer sur le net, aller de blog en blog, de clip en clip, puis découvrir un nom de groupe ("Tiens, ça sonne bien comme nom, c'est quoi ?"), cliquer sur le lien Youtube, et ouvrir grand la bouche. A ce moment-là, la machine est lancée : on est ébahi par ces paroles directes et violentes, par cette plume si particulière, par ce flow doux et aggressif à la fois, par ce contraste entre cette pop lumineuse et ces propos si sombres. On ne peut plus s'en passer, on écoute les autres morceaux, tout aussi impressionnants. On regrette qu'il n'y en ait que quatre, qu'on va immédiatement télécharger sur leur site, on les écoute 17 fois dans la journée. Au final, on va se coucher le soir, avec la satisfaction d'avoir entendu quelque chose d'unique, quelque chose dont on se souviendra, c'est sûr. Et là, ça y est, on le sait : on est devenu fan de Fauve.
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